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(photo : collection Société Royale d’Archéologie, d’Histoire et de Paléontologie de Charleroi)

En ce mois d’août 1914, les armées impériales allemandes déferlent sur la Belgique. C’est du moins une façon fréquente de décrire l’événement. La réalité est fort différente. En effet, le verbe déferler est largement exagéré, car la traversée de la Belgique annoncée comme aisée ne le fut pas.

C’est particulièrement vrai dans la région de Charleroi, où les Français résistent et reculent pied à pied à flancs de vallée, de la Sambre principalement mais également de l’Eau d’heure et autres escarpements au prix de pertes énormes. Ces Français sont encore vêtus d’uniformes extrêmement voyants et sont donc pour les Allemands des cibles faciles. Les troupes allemandes sont largement pourvues de mitrailleuses, ce qui n’est pas le cas des Français. 

Mais ne nous y trompons pas, les Français disposent eux aussi d’atouts, la détermination des troupes, pour ne pas dire leur l’héroïsme et le canon de campagne de 75 (merveille de précision sur lequel nous reviendrons) qui fait des dégâts chez l’ennemi. Dès lors, les pertes allemandes, bien que moindres, sont également très importantes.

Des traces de ces faits sont toujours présentes sur le terrain. Pour les Français les innombrables monuments qui leur sont dédiés, ainsi que les nombreux carrés militaires dans les cimetières communaux. Il y a aussi, les six cimetières nationaux où reposent uniquement des soldats Français, sauf à Tarciennes, où l’on trouve egalement beaucoup d’Allemands.

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(photo : collection Société Royale d’Archéologie, d’Histoire et de Paléontologie de Charleroi)

Pour les Allemands, un monument ruiné aux dimensions impressionnantes gît à Couillet ; couché dans un bois à proximité de la Sambre. Celui-ci est représenté sur au moins deux toiles de Magritte, « l’empire des lumières II », la ressemblance est assez évidente et sur « l’empire des lumières 1963 » où, c’est moins évident. Cette représentation a été identifiée dans une étude récente de l’oeuvre de Magritte par l’historienne Mme Sabatini.

Cette colonne est le témoin du passage des troupes Allemandes en 1914 et des difficultés qu’elles ont rencontré pour traverser la Sambre.

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(photo Daniel Blondiaux.  Comme vous le constatez, le monument de Couillet est en pièces détachées, mais très probablement au complet. L’escalier d’accès à l’esplanade est toujours bien visible en avant sur la droite de la photographie.)

Aujourd’hui se pose la question de l’avenir de ce témoin du passé. Faut-il le laisser en l’état, l’éliminer, le préserver ou le restaurer pour conserver la mémoire ? Les Français ont opté pour la conservation de ce genre de témoins du passé dans la région de Verdun, lieu ô combien symbolique, chargé d’histoire et de ressentiment. Mais après presque un siècle, les passions se sont apaisées. Aujourd’hui, sur les forts de Douaumont et de Vaux, à côté des drapeaux Français et Européen flotte le drapeau Allemand. C’est le combattant que l’on honore, plus des idéologies ou des nations. Dans toute la région, on peut découvrir des monuments Allemands préservés, mais aucun comparable, ni par le style ou par la dimension avec celui de Charleroi.

Néanmoins, ne soyons pas naïfs, ces préservations n’ont pas qu’un but commémoratif, il y a aussi une dimension économique assumée et même revendiquée. Ces lieux, de par leur conservation attirent régulièrement des visiteurs.

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