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Il a longtemps fonctionné au Gabon…

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L’univers de la mine réserve parfois bien des surprises à qui s’amuse à le parcourir.

Dans un livre consacré aux 50 ans de fonctionnement de COMILOG, une société gabonaise qui exploite une importante mine de manganèse dans le sud-est du Gabon (Afrique équatoriale), le journaliste belge Francis Groff explique comment celle-ci a été amenée à construire le téléphérique monocâble le plus long et le plus rapide du monde.

Long de… 76 kilomètres (!), il reliait la mine gabonaise à la frontière du Congo Brazzaville où le minerai a transité durant une trentaine d’années pour être évacué par le port de Pointe Noire. Il n’existait, en effet aucun moyen de transporter le manganèse vers l’océan atlantique via le territoire gabonais.

Trente-neuf mois de travaux pharaoniques et parfois meurtriers furent nécessaires pour construire cet incroyable mécano à travers la forêt équatoriale. Il fallut d’abord ouvrir une tranchée de 60 m de large sur 76 km de long en franchissant les rivières et en gravissant notamment un volumineux massif montagneux culminant à 633 m. Après ces fastidieux travaux de déboisement, on décaissa pas moins de 14 000 m3 de terre pour installer les centaines de pylônes destinés à soutenir le transporteur aérien. On coula ensuite des massifs d’ancrage grâce à des centrales à béton montées de toutes pièces le long du parcours. Là où ce n’était pas possible, le béton était amené par hélicoptère !

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(photos 1 et 2 : une construction difficile et souvent périlleuse (ph. Y Gress) – photo 3 : l’hélicoptère fut souvent un auxilliaire précieux (Ph. G. Delorme)).

Les éléments du mécano (poutrelles, poulies et autres pièces métalliques) représentaient pas moins de 7 000 tonnes qu’il fallut acheminer par tous les moyens possibles et imaginables, parfois même à dos d’homme. Une fois terminé, le téléphérique reposait sur un ensemble de 856 pylônes d’une hauteur variant de 3 à… 71 m ! A raison de 24 heures sur 24 et de 365 jours par an, 2 920 bennes capables d’emporter chacune près d’une tonne de manganèse circulaient le long de l’ouvrage à une vitesse de 5 km/h.

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(Une station de chargement du minerai dans les années 1970 (Ph. Y. Bayle)).

Durant toute la vie du téléphérique, des dizaines d’hommes travaillèrent parfois jour et nuit pour entretenir l’ouvrage, mais aussi – et surtout – pour réparer les pannes qui interrompaient le flux de minerai et coutaient très cher à COMILOG.

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(Aujourd’hui, la forêt équatoriale a repris ses droits (Ph. F. Groff)).

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