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Les troisième et quatrième groupes de la mission belge s’étalant du 28 septembre au 8 novembre 1950 aux Etats-Unis se sont intéressés à la préparation du charbon et à l’organisation générale du travail.  C’est principalement au travers des visites de mines de Wheeling en Virginie Occidentale  (mine de et à Norton, la n°1 à Piney Fork) et celles de la Pennsylvanie que les regards se tournent d’abord.  Outre les remarques techniques sur les procédés utilisés, c’est surtout la « jeunesse » des installations qui étonnent : rarement au delà de 20 ans, avec plusieurs installations neuves de quelques années,

Amusant aussi ce passage à la Cedar Grove Collieries et la visite des travaux compromise pour cause de panne électrique.

Dans l’analyse comparative des charbons américains et belges, il est noté la dureté, qui offrent « des arrêtes vives et se présentent sous forme de parallélipipèdes donnant l’illusion, à distance, de briquettes quand il s’agit de gros éléments » (p. 39 du rapport).  Cette prédisposition le rend plus facilement lavable.  Elément allant dans ce sens également, le peu de présence de terres dues principalement aux chutes de toit de galeries liées à la mécanisation importante, souvent composées de grosses pierres et donc facilement écartables lors du tri.  Ce faisant, peu de poussières de charbon et une facilité d’emploi du charbon américain.

L’aspect économique est intéressant à plus d’un point comme l’étonnement d’apprendre que les exploitants américains sacrifient parfois jusqu’à 50% de leur gisement à cause de la mécanisation .  « La situation économique actuelle en Amérique fait que l’exploitant trouve probablement plus avantageux de sacrifier un peu de matière première plutôt que de compliquer les appareils, augmenter les immobilisations de capital à consentir et accroître la main-d’oeuvre nécessaire » (p. 41).  Pas ou peu de maintenance également car ce sont les fournisseurs qui s’occupent des pièces de rechange, …

Compresseur_island_creek

(photo : Le compresseur de la mine n°27 de la Island Creek Coal C°)

Avant de conclure, laconique, le groupe technique remarque : « Comme techniciens vivant dans un petit pays ruiné par deux guerres successives et privé depuis 10 ans de tout moyen d’action, nous espérons que notre voyage aux Etas-Unis ne sera pas un simple passage sans suite » (p. 50).

La dernière partie du rapport de visite donne la parole aux ouvriers, qui s’étonnent du salaire élevé (parfois jusqu’à 50%) de leurs homologues américains, pour une pension équivalente, mais offerte à partir de 62 ans (dû probablement à une moindre fatigue au travail…).  Les jours de congé étant différents, il n’a pas été facile de comparer mais les Belges pensent que les mineurs américains sont mieux lotis.  Une remarque aussi sur l’état d’esprit positif au sein des mines américaines où tout le monde va vers le même objectif; voeux pieusement souhaité par la délégation belge.

Par contre, pas de charbon gratuit et des allocations familliales moindres qu’en Belgique.  Enfin, l’étonnement a été constaté de la fréquence du chômage technique pour manque de wagons de chemin de fer pour le transport; chômage payé 25$ par semaine mais pendant 22 semaines maximum par an…

 

Notes : les passages sont emprunté de : Voyage d’étude d’une mission charbonnière belge dans les mines des Etats-Unis d’Amérique : 28 septembre – 8 novembre / Studiereis van een zending der Belgische Kolennijverheid in de mijnen van de Verenigde Staten van Amerika : 28 september – 8 november. – Bruxelles : Fédération des Associations charbonnières de Belgique, 1950. – 128 [64 + 64] p.; 25 x 19. – Ouvrage bilingue (français – néerlandais) de 64 pages pour chaque langue.

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