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Comme à son habitude, l’AQPI propose une matinée de conférences avant une après-midi « découvertes » avec des visites sur le terrain (patrimonial).

Les premiers orateurs, Yolande Allard et Benoît Laflamme, retracèrent l’histoire économique et urbaine de la ville de Drummond.  Cette entrée en matière était utile, si pas nécessaire, pour mieux comprendre l’actuel tissu urbain et, dès lors, les enjeux de la reconversion de la ville.  Un point très intéressant, c’est l’assise locale de l’économie.  En ne se basant plus sur des filiales de société, mais en étant acteur de son évolution, la ville a pu compter sur des gens impliqués dans son évolution et parler « de partenaire à partenaire » avec eux.

Lise Noël évoqua quant à elle l’évolution des télécommunications de Drummondville et de sa région, illustrant son propos tant avec des photos d’archives qu’actuelles, montrant ainsi l’évolution et la réutilisation de lieux.  Sophie Morel, archiviste régionale du Centre d’archives de la Mauricie et du Centre-du-Québec (BAnQ), insista sur l’implication de son institution, mais aussi sur les efforts à effectuer, afin non seulement de préserver les archives industrielles, mais surtout à les valoriser auprès du grand public pour le conscientiser de la valeur de ces documents.

Les deux dernières conférences se rejoignent quant au sujet.  Si Michel Archambault s’est particulièrement intéressé au patrimoine de Sherbrooke et au cas de la Paton, François Varin, lui, apporta sa plus-value d’architecte et de conseiller à la Fondation Rues Principales pour démontrer à souhait de l’intérêt de la revalorisation du patrimoine bâti industriel.

L’après-midi proposait 3 visites différentes au travers de la ville.  Si celle du quartier industriel et ouvrier aborda certainement divers aspects évoqués par les conférenciers, Mine d’histoires se concentra plus sur la visite de la centrale de Drummondville et sur celle qui évoquait le secteur de la Celanese et de l’ancienne Aetna-Chemical.

Visite de la centrale de Drummondville :

L’AQPI à l’assaut de Drummondville (2) (petite vidéo des installations)

Cette visite commença surtout par la « mise en bouche » que constituait la conférence d’Antonin Zarouba, mêlant historique de la construction, aléas  et petites histoires de la station électrique, propriété actuellement d’Hydro-Québec.  Nichée sur le terrain d’un ancien moulin, la station construite en plusieurs étapes devra se moderniser avec le temps, en tenant compte des contraintes de la voie ferrée qui longe presque le site, et des diverses crues printanières faisant malheureusement déborder le barrage.  Une partie d’une autre station électrique, plus en amont de la rivière Saint-François, n’est plus que rarement visible puisqu’elle est sous eau.

Après cette page « théorique », rien de mieux que de se rendre sur place pour voir le site et bien que nous n’ayons pas eu l’occasion de rentrer dans la centrale en tant que telle, les abords directs nous furent accessibles pour mieux constater ce qui fut évoquer par avant.

 

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(photo : on voit très clairement sur ce cliché les deux étapes dans la construction de la centrale électrique.  façade arrière et rejet des eaux après le passage par les turbines)

Visite Aetna-Chemical et Celanese :

L’activité choisie promettait d’être riche puisqu’il s’agissait de visiter trois sites qui ont marqué et marquent encore le paysage de Drummondville. Le secteur de la Celanese et de l’ancienne Ætna-Chemical amène en effet à comprendre combien la ville a dû vivre de ces périodes de prospérité industrielle ou de déclins.

Le premier arrêt se fera au Service d’intervention d’urgence installé dans l’ancienne usine Marconi. Dans les années trente, la station de Drummondville est, comme le reste de la ville, en pleine activité. Le bâtiment n’est d’ailleurs pas loin d’un symbole imposant : la cheminée de La Poudrière, industrie qui fabriquait du coton-poudre entre les années 1916 et 1919. A l’époque, le site comptait 130 bâtiments. De cette période, il ne reste pas grand-chose, c’est pourquoi la cheminée haute de 45 mètres paraît aussi imposante, perdue dans un ensemble de bâtiments plus modernes. D’autres vestiges comme des piliers en béton qui soutenaient des réservoirs d’acide s’érigent devant l’indifférence quasi générale.

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(photo : la cheminée de La Poudrière)

La dernière étape de l’excursion est le site de la Celanese, un parc industriel de 135 hectares, dont la principale fonction était de produire de l’acétate de cellulose. Fermée depuis 2000, l’usine a provoqué une petite secousse car des centaines de personnes y travaillaient encore à ce moment-là. Aujourd’hui, une grande partie des terrains et des bâtiments ont été rachetés par Textiles Monterey. Outre les quelques bâtiments d’origine toujours existant sur le site, reste le Carré Celanese, composé d’une douzaine de maisons datant de 1926, emblématique de la vie qui tournait autour de l’usine puisqu’il était destiné à loger les dirigeants de l’entreprise.

 

une fois les diverses excursions revenues sur les lieux du congrès, un verre de conclusion offrait aux participants l’occasion de partager diverses expériences et de faire de noouveaux contacts.  La conclusion générale de ces deux journées est, outre « vivement l’année prochaine », un très grand bravo aux organisateurs pour la préparation impeccable et pour ces découvertes.

 

 

 

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