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Tel était le titre de la dernière séance du groupe de contact HEnRI (Histoire de l’Environnement – Réseau Interdisciplinaire) qui eut lieu le 26 avril dernier à l’UCL (Université Catholique de Louvain) (programme).  La matinée s’axa autour de 4 conférences-débats qui montrèrent les facettes multiples que recouvre l’histoire de l’environnement.  La co-organisation de cette séance en est la parfaite illustration puisqu’à côté de l’historienne Isabelle Parmentier se retrouvait Olivier Servais, anthropologue de formation.

La première conférence donnée par Ariane Debourdeau évoqua le village de Viviez, dans l’Aveyron, dont l’histoire industrielle se conjugue pleinement avec une pollution de l’air et de l’eau et où la contamination au Cadmium « s’étale » jusqu’à Bordeau via la Garonne.  L’approche développée s’intéresa à la relation entre les habitants et l’usine, grande pourvoyeuse d’emploi dans la région.  L’usine, propriété de la Vieille-Montagne, bien connue en province de Liège et appartenant maintenant au groupe Umicore, est apparue en 1855.  Achetée par le groupe belge en 1871, l’entreprise connaîtra un développement considérable à travers le 20e siècle.

Diverses alertes furent déjà données dans le dernier quart du 20e siècle suite à des accidents (poissons morts,… ainsi que des cas répétés de maladies lourdes) mais pourtant, au lancement d’une étude sanitaire et épidémiologique en 2008-2009, le ressenti des habitants face à cette entreprise symbole du village est plutôt négatif vis-à-vis de l’étude, considérée comme tout à la fois tardive et comme une intrusion dans la vie des gens et de la ville.  Apparaît alors les notions de « prix à payer », de distanciation avec les accidents écologiques, le silence et la loyauté envers l’usine…  Les habitants connaissent bien la pollution mais les propos rassurants des notables tout autant que les indemnisations versées par l’usine pour les désagréments entre 1909 et 1964 ont fait la part belle au silence.  Au-delà même de cette relation hommes-usine, il y a la crainte généralisée de la stigmatisation des habitants, le risque d’une dévaluation des biens immobiliers, d’un arrêt de nouveaux venus dans la commune française.

Le plus intéresant sans doute dans ce triangle usine-village-pouvoirs publics est la relation psychologique et sociologique entre les habitants et l’usine et surtout, sur ce qui est le « prix à payer » pour un emploi et pour une région.

Le second exposé fut un très intéressant état des lieux sur les archives sonores et l’histoire orale à travers la Fédération Wallonie-Bruxelles par Sven Steffens.  Après avoir rappelé que l’histoire orale est avant tout militante et donc parfaitement subjective, il a plaidé pour une incorporation de l’histoire orale dans les sources plus classiques utilisées par les historiens.  Car s’il est vrai que l’histoire orale parle de fait réel, elle n’en reste pas moins une représentation faillible des éléments vécus.  Il est important de mettre en valeur des outils comme « mémoire-orale.be« , plateforme d’histoires orales (et avec qui Mine d’histoires est fier de collaborer en plaçant régulièrement sur ce blog des témoignages industriels variés), mais surtout, d’instaurer une méthodologie claire de l’interview avant, pendant, et surtout après par la retranscription.

Les deux exposés qui suivirent la pause furent plus « légers » sans pour autant perdre d’intérêt, comme le travail de Christine Ruelle sur la perception ressentie des paysages industriels.  L’idée de ce travail est principalement celui du redéploiement de zones de friches industrielles.  Doit-on tout raser pour rebâtir du nouveau?  Comment restaurer une relation entre un quartier et la zone en devenir?  L’objectif principal est donc de mettre en lumière par des travaux précis les « préférences paysagères » de la population locale dans la reconversion.  Reverdurisation, ambiance, design des bâtiments devant se conjuguer avec la logique de lieux de travail et de « rentabilisation  » de l’espace.  Dans plusieurs cas, les habitants veulent conserver des traces du passé ndustriel, même résiduelles, reverdir, tout en se tournant vers l’avenir de multiples manières.  Enfin, Lionel Simon vint en clôture de ce séminaire  évoquer les difficiles relations humaines et politiques entre la ville de Seraing (Liège) et le groupe HF6.  Ces derniers tentent de faire fléchir des décisions prises par le géant Mittal à propos du haut-fourneau 6 (d’où HF6) d’arrêt de sa production d’acier.  Cet exposé montra les difficultés de communication (tant sur les questions que sur les problématiques) entre les différents partenaires de ce dossier.

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