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Mueseler

 

(Photo : Vincent Vincke)

 

 

Entre 1800 et 1840, les charbonnages belges connurent une bonne trentaine de coups de grisou.  En 1840, l’Académie des Sciences de Bruxelles organise un concours pour la prévention des accidents par coup de grisou dans les charbonnages.  Suite à ce concours, l’ingénieur liégeois Mathieu Louis Mueseler avec l’aide du fabricant de lampe de mines Hubert Mulkay  présenta la même année une lampe type Porion améliorée à simple tamis.

 

L’amélioration de la lampe consistait au placement à l’intérieur du manchon de verre et du tamis d’une cheminée tronconique.  Cette dernière reposait sur un diaphragme réalisé dans une toile semblable à celle du tamis, intercalée entre le manchon de verre et le tamis.

 

 La cheminée avait pour but d’activer le tirage et donner une lueur plus forte à la flamme, un autre avantage de la cheminée était d’améliorer le passage des gaz vers le haut, ce qui permettait une meilleure alimentation de la flamme.  Le diaphragme protégeait la flamme du tamis et l’empêchait de rougir en cas d’échauffement.

 

Par suite d’autres accidents, l’Administration des Charbonnages de Belgique renda obligatoire la lampe Mueseler dès 1851.  Elle fut employée jusqu’au début 1900 dans des charbonnages moins grisouteux.

 

D’autres pays adoptèrent l’innovation de la cheminée et la France l’imposa dans ses lampes.  Par la suite, les lampes Mueseler subirent d’autres modifications comme la pose de sécurité magnétique afin d’empêcher les mineurs d’ouvrir leur lampe pour la rallumer dans un milieu grisouteux.

 

En 1855, Napoléon III décerna à Mathieu-Louis Mueseler l’Ordre impérial de la Légion d’Honneur pour son invention. 

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