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Feu_nu

 

(Photo : Vincent Vincke)

 

Depuis longtemps, l’hommecreuse la terre à la recherche de pierres, minerais et combustibles, le problème est que plus il s’enfonce dans les entrailles du sous-sol, plus la lumière naturelle se raréfie.

 

Les moyens primitifs d’éclairage dans les mines étaient les lampes à feu nu. Ces lampes traditionnelles, issues des lampes à huile grecques et romaines étaient constituées d’un récipient de terre ou de métal, et fonctionnaientà huile végétaleou au suif de cheval.

 

Les inconvénients de ce type de lampe étaient le dégagement de fumée que la combustion de l’huile ou du suif produisait, mais aussi que l’on pouvait facilement renverser l’huile qui s’y trouvait.

En Belgique et dans le nord de la France, la chandelle de suif était le mode d’éclairage le plus répandu.  La chandelle était soit plantée sur une motte d’argile, soit fixée à un pic de métal qui pouvait à son tour être planté dans les bois de mine.

 

Vers la fin du XVIIIe siècle apparaissent des lampes spécialement fabriquées pour les mines. Ces lampes directement dérivées de l’antique lampe à huile romaine par leur conception étaient faites d’un réservoir fermé dans lequel plongeait une mèche de coton. L’avantage est que l’huile servant à éclairer reste emprisonnée dans le réservoir, lequel possède un crochetdetransport facilitant également son accrochage.

 

Dans les mines du Centre–Midi de la France, ce type de lampe est appelé lampe « rave » ou « lampe de Saint-Etienne »; en Belgique et dans le nord de la France on la retrouve sous une forme différente et sous le nom de « crasset ou crachet », tandis qu’en Allemagne, elle devient « Froschlampe ». Un autre modèle comme « l’astiquette » avait l’avantage d’être fixée au casque en cuir dans un passant mais pouvait aussi d’être plantée dans les bois de galerie.

 

L’inconvénient majeur de toutes ces lampes à feu nu était que la flamme pouvait être en contact direct avec le gaz produit lors de la formation du charbon « le grisou » (méthane CH4). Leur utilisation fut la cause de nombreux coups de « grisou » faisant un grand nombre de victimes.

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