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Etonnante conférence mettant en parallèle l’évolution de ces deux sites industriels pollués par l’uranium et dont le point commun est l’actuelle société Umicore.

Shinkolobwe est proche de la ville de Likasi où, selon Amnesty international, il ne faudrait ni boire ni respirer.  Quand à Olen, où Umicore possède un siège de production d’uranium, il bénéficie depuis près de 20 ans des contrats de dépollution et d’un monitoring constant.

Avec l’arrivée du Katanga dans le giron des colonies belges en 1885, l’exploitation des ressources premières voulues par le Roi amena en 1906 la création de l’UMHK – Union Minière du Haut Katanga.  Et quand, en toute fin de 19e siècle, Becquerel découvre la radioactivité (1896) ou les progrès de la radiologie des Curie, c’est tout le développement du Katanga qui va en être marqué.

La mine de Shinkolobwe ouvre en 1921 et arrête l’exploitation en 1937.  A cette date en effet, les stocks permettaient 20 ans de production de radium.  Ces derniers seront d’ailleurs transférés vers les Etats-Unis avant 1940 par sécurité face aux troupes de l’Axe.  Il est inutile ici de rappeler le rôle de la Belgique dans la production de radium pour l’énergie atomique.  Une fermeture de la mine sera officialisée en 1959 mais l’arrêt total des activités ne se fera qu’en 1961.

Le site d’Olen est créé en 1920 par une alliance entre l’Union Minière et la Société générale métallurgique de Hoboken.  A peine un an plus tard, un premier lot de minerai d’uranium arrive sur site et la production commencera en 1922.  Remarquant l’importance de la société et son côté stratégique, un accord entre industries et universités sera même signé en 1925. Durant l’entre deux-guerres, et malgré la concurrence des sociétés canadiennes, les Belges restent leaders incontestés sur le marché du radium.  1969 marquera la fin de la production de radium sur le site d’Olen où on estime qu’entre 1922 et 1969, on aurait produit environ 2kgs de radium sur les 3kgs produits à l’échelle mondiale.

Le démantèlement de l’usine est réalisé entre 1979 et 1983, précédent en cela les contrats de dépollution et décontamination des sols et eaux puisque l’usine est entourée d’habitations, d’une école et d’autres activités économiques (sans compter les canaux proches de l’entreprise qui furent l’argument majeur de son installation).  Depuis quelques années maintenant, Thomas Leysen, le directeur d’Umicore, reconnaît « un lourd héritage écologique » de l’entreprise (20 octobre 2007, journal l’Echo).

Retour au Congo où bien que « fermée », la production de la mine sera constante pendant les périodes de troubles et d’insurrection.  Le 8 juillet 2004, un important accident causa la mort directe de 8 mineurs mais les émanations en tuèrent certainement beaucoup plus.  Les demandes d’aides mondiales suite à l’effondrement de la mine ne débouchèrent que sur des recommandations internationales toujours bien peu suivies en 2011.

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