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Un petit tour par la rue du culot

Veau1

Cette photo (coll J Baugniet) représente Evariste Piret. Cet ancien fermier est décédé dans les années 30. Sa maison que l’on voit derrière lui fut détruite suite à la progression du terril du « Cayat-Masson ».

Le nom de la rue, à l’origine « Le Culot-des-haies », fait référence à un cul-de-sac. Pour information, le culot est aussi un fond d’un trou de mine qui subsiste après l’explosion . En 1862, s’ouvre une carrière de grès jaune, « La Carrière de la Sambre », exploitée par Séraphin Bertrand, ancien échevin de Marcinelle. Un certain Monsieur Michaux y exploite aussi du grès vert. Ces carrières sont comblées par les terrils du Cayat-Masson vers 1872. Le terril est établi dans ce quartier dés 1823. Autrefois, les habitants s’appelaient les « Maux stitchis » ( Mal fichus). Pendant la guerre de 14-18, les Allemands y installent des canons anti-aériens.

Le paysage est champêtre jusqu’à l’intervention des charbonnages de Monceau-Fontaine après la première guerre. Ils rachètent la ferme Bertrand et des maisons du quartier. Pour ce coin de Marcinelle, s’amorce une longue descente aux enfers.

Louis Clause, auteur d’un livre sur les rues de Marcinelle, témoigne au début des années 30.

« L’achat par la société des charbonnages de Monceau-Fontaine de la ferme Bertrand et des maisons du quartier a sonné le glas de la disparition de ces immeubles irrémédiablement sacrifiés. Les façades, les portes et les châssis qui avaient toujours été soigneusement peints sont maintenant enlaidis par les poussières du terril tout proche. Les familles besogneuses qui habitent temporairement ces logements vétustes, se désintéressent du bon entretien de leur habitation. Devant la rangée de la ferme s’allonge un énorme amas de détritus et d’immondices qui laissent une pénible impression sur les passants. Le chemin et le sentier d’accès sont négligés et impraticables par mauvais temps. Ces immeubles vus des tramways présentent le délabrement et la misère »

Avec le temps, la nature a repris ses droits. Au pied du terril, se forme une véritable réserve ornithologique.

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