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1911

La rue de Dampremy à Charleroi se replonge dans l’ambiance de 1911

A l’occasion de l’Exposition Internationale de 1911, la fête bat son plein dans toutes les rues de Charleroi. Les Commerçants de cette rue, ceux de 2011, bien sûr, ont décidé vendredi et samedi de se replonger dans l’ambiance. Partenaire de l’événement, le Bois du Cazier a mis son Centre de Documentation  à contribution. Il dispose en effet d’ouvrages intéressants sur l’histoire des communes de Charleroi et sa région. Louis Clause, chroniqueur, s’est penché dans les années 30 sur les rues de Marcinelle. 20 ans plus tard, il planche sur celles de Charleroi. Quelques extraits..

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( Oeuvre de Diane Rousseau. Ateliermagique.com)

« ..On a apprend notamment que c’est par cette rue que l’on se rendait (par la Ville-Basse) à Dampremy, commune voisine, en passant dans la première forteresse (1657-1748) par une porte dite Porte de Darmey; elle se situait dans l’axe de la rue appelée R. Tonnelier plus tard. Le nom fut donné officiellement par le Conseil communal, le 30-06-1860. Vers 1740, la rue comptait trois amidonneries, deux fabriques de tabac, trois tanneries, une brasserie-distillerie, un moulin et une forge, elle était déjà importante…C’est à l’entrée de la rue ( au n°2) que vint s’établir, en 1834, le premier restaurateur de la ville, Désiré Dourin, un maître-queu, originaire de Sainte-Marie Kerque ( Pas-de-Calais, France), il fut père d’autres restaurateurs qui s’établirent eux aussi à Charleroi. A l’ancien n°40, il y eut, il y a environ un siècle, La Bourse du Travail…Au n°1, se trouvait un café où se débitait le Séculorum, une goutte de genièvre à la saveur assez spéciale… »

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« ..En face de l’amorce de la rue Dagnelies, entre les n°49 et 67, il reste dans une cour, les vestiges d’un ancien escalier qui, par le Sentier des Rames, conduisait après 1687, aux installations faites de branchages par les tisseurs pour faire sècher leurs laines. C’est là, derrière les façades postérieures des maisons de la rue de Dampremy, partie appelée alors rue des Vieux-Fours ( en 1808-nom donné du fait de la présence ancienne des fours de la garnison et banaux) qu’avaient été enterrés des soldats français, blessés à la bataille de Fleurus et ramenés à Charleroi à la suite d’un coup de main du gouverneur de l’époque, alors, un Espagnol, un coalisé, Don Diego de Pimentel de Prado, en 1690 et qui moururent en notre ville..

Dampremy

(Ph: La Meuse)

« ..Au n°8 existe, depuis 50 ans, le Café Paul ( fondé en 1906), le café-coiffeur de Paul Ernaelsten…Cette très ancienne maison est exploitée maintenant par le gendre de Paul, l’ex-international de football bien connu, Jacques Secrétin, depuis 1932. Nos’ Jacques ( à lire en wallon), ancien joueur du Sporting, a fait partie de divers comités du RCSC depuis plus de 15 ans, jusqu’en 1956 en tout cas.. »

Il s’agit d’extraits de cet ouvrage. Il date des années 50. Des choses ont bien changé dans la rue de Dampremy. Espérons que ces quelques lignes auront rappelé des souvenirs à certains. L’ouvrage de Louis Clause est consultable au Centre de Documentation du Bois du Cazier.

 

Catégories: Charleroi 1911-2011

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