Sponsors

  • Domain name search and availability check by PCNames.com.
  • Website and logo design contests at DesignContest.com.
  • Reviews of the best cheap web hosting providers at WebHostingRating.com.

Charleroi en Pennsylvanie

Pa_charleroi01-bank20and20post20office

4 juillet 2011, les Etats-Unis sont en fête. Il y a 235 ans, le territoire obtient son indépendance. La nation américaine s’extirpe du joug de l’Angleterre au prix de batailles sanglantes. Pour célébrer à sa manière cet événement, Mine d’Histoires se penche sur un pan du passé de Charleroi trop méconnu : la fondation de New Charleroi en 1890.

En quête d’une vie meilleure, des travailleurs wallons quittent la Belgique pour travailler aux Etats-Unis. Ainsi, à partir de 1880, des houilleurs de la région de Charleroi travaillent dans les mines du Kansas et du Missouri. Ils s’établissent également dans les charbonnages de la Pennsylvanie occidentale. Ils appellent une section de la commune de Cecil « Belgium Hill ».

Les verriers occupent aussi une place importante dans cette histoire d’échange industriel américano-wallonne. Avant 1880, des équipes de verriers wallons oeuvrent déjà dans les états du Massachusetts, de New York, de New Jersey et d’Ohio. Après 1880, des verriers et des glaciers sont appelés en Pennsylvanie occidentale, et plus exactement dans une quinzaine de centres fondés le long des rivières Allégheny et Monongahela.

En 1887,d’importantes réserves de gaz naturel dans le Nord-Est de l’Etat d’Indiana y favorisent la création d’une bonne quinzaine de verreries et l’arrivée au cours des années suivantes d’au moins deux milliers de Belges, parmi eux un certain Oscar Falleur, un Carolo, ancien chef de file de l’Union Verrière.

Avec son collègue X Schmidt, il est condamné et arrêté à la suite d’une révolte sanglante dans le pays de Charleroi en 1886. Considérés comme étant les meneurs de ces troubles, ils sont jugés et condamnés à vingt ans de travaux forcés. A la faveur de la Loi Lejeune, ils sont libérés sous caution en juin 1888. Libre, Oscar Falleur peut assister aux assises de la Fédération Universelle des Verriers. Elles se tiennent à Charleroi du 1er au 4 août 1888. Falleur y représente les verriers belges. Les délégués font inclure dans les statuts fédéraux une clause facilitant l’embauche, aux Etats-Unis, des verriers frappés d’ostracisme par les autorités de leur nation. A la fin de la Convention Universelle, l’ordre de bannissement parvient à O. Falleur. Il quitte Jumet  le 15 août, se rend à Trélon en France. De là, il gagne l’Angleterre, puis les Etats-Unis.  

L’émigration carolorégienne se poursuit durant l’année 1889, à un point tel qu’un journaliste américain du Pittsburgh times y consacre un article intitulé « A Mecca for the Belgians » ( Une Mecque pour les Belges), la fondation de Charleroi PA est en marche.

Selon des historiens locaux, les territoires des communes actuelles de Charleroi et de North Charleroi constituent jusqu’en 1890, les domaines agricoles des trois descendants de pionniers, les Mac Kean, les Mac Mahan et les Redd. La gare ferroviaire, construite en 1880 pour renforcer l’écoulement par voie fluviale de l’abondante production de charbon de la région, s’appelle d’ailleurs Mc Kean Station. Les terrains sont mis en vente  à partir du 4 mars. La vente rapporte 200 mille dollars. Le 24 mars, le journal belge « L’économiste » fait savoir qu’une grande fabrique de glaces va être construire à Mc Kean Station à New Charleroi. Son capital est d’un million de dollars. Elle occupera 1800 ouvriers. C’est la première d’une longue liste. Par ailleurs, les élus municipaux choisissent le nom de Charleroi, la métropole sambrienne étant à l’époque la capitale mondiale du verre.

La première verrerie s’appelle «  Charleroi Plate Glass Works ». On y fabrique notamment des lambris dont la couleur imite celle du marbre de Carrare. La cité se développe. 18 ans après sa création, la Magic City abrite 9000 habitants. Charleroi compte notamment 1200 Belges.

( Source : Charleroi Wallonie Pennsylvanie 1990. Article de Jean Ducat)

 

En 1962, l’Area High School de Charleroi (Pennsylvanie ) édite son «  Memoir » et le professeur Franck Caruso sollicite un petit mot du bourgmestre carolo de l’époque Octave Pinkers. Le voici

 Aux élèves de l’Area High School de Charleroi (Pennsylvania)

Mes Chers Amis,

                            Votre Professeur, Monsieur Franck Caruso, me signale que vous seriez très heureux de recevoir un message de Charleroi (Belgique), en souvenir de nos compatriotes qui, il y a longtemps déjà, sont allés fonder votre Ville ou, à tout le moins, la doter d’une industrie verrière, aujourd’hui florissante.

                            C’est avec joie que je vous transmets mon salut amical, le meilleur souvenir de notre population et l’affectueux « Shake-hand » de tous les élèves de nos nombreuses écoles.

                            Sachez, qu’au-delà des mers et des continents, il est une jeunesse studieuse qui a les yeux tournés vers votre grand pays et des cœurs qui battent à l’unisson des vôtres, pour assurer au monde, plus de bonheur dans une paix sans nuages.

                             C’est ce message d’espérance qui sera le trait d’union entre nos deux « Charleroi » et le premier d’une série de contacts que je souhaite, fructueux et cordiaux

 

                                                                                                     Le Bourgmestre

                                                                                                     Octave Pinkers

                                                                                            Charleroi, le 20 novembre 1961.

 

A la lecture de ce « Memoir », on apprend que la traduction a été réalisée par Miss Dolfie.

We are most grateful to her for this service!

My dear Friends,

Your teacher, Mr. Franck Caruso, points out to me that you would be very happy to receive a message from Charleroi, Belgium, in memory of our countrymen who a long time ago already, went to found your city or, at least to endow it with a glass works factory that is flourishing today.

It’s with joy that I convey to you my friendly greeting, the best remembrance of our people and the affectionate “hand shake” of all the pupils of our numerous schools.

Know that beyond some seas and continents, there is a studious youth ( eager young folk) whose eyes are directed to your great country and whose hearts do beat in unison with yours, in order to assure the world of more happiness in a unclouded peace.

It is this message that will be a connecting link between our two Charlerois and the first of a series of contacts that I wish may be profitable and cordial.

                                                                                                       The Burgomaster

                                                                                                      Octave Pinkers

Merci à Madame Elvera C. Dolfie.

Catégories: Non classé

Comments are closed.