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Affiche

S’il est un écrit fondant l’immigration italienne en Belgique, c’est bien le protocole qui fut signé à Rome le 23 juin 1946 et ses annexes du 26 avril 1947.

Ce texte scella la politique des deux pays qui décidèrent d’un « échange » d’ouvriers italiens contre un prix avantageux de la tonne de charbon belge extrait.  Cet accord ne se fit pas du jour au lendemain mais fut le résultat d’un après-guerre tourmenté.

Au sortir du second conflit mondial, les Belges ne veulent plus reprendre le chemin des charbonnages à l’aube où le « travail » normal devient celui de bureau.  Cependant, le secteur industriel des mines, bien préservé durant la guerre, a un urgent besoin de main d’oeuvre pour relancer l’économie belge (la fameuse « Bataille du charbon » d’Achille Van Acker; … et si « les Belges ne veulent plus descendre » [dans la mine], il faut bien se tourner vers d’autres.  L’Italie, de son côté, est exsangue, et sa jeunesse se tourne volontiers vers l’étranger, comme elle le fit avant 1940 avec la montée du fascisme mussolinien et encore longtemps après.  Ce pays sera le premier à répondre favorablement à l’offre belge et, dès lors, il ne restera plus qu’à écrire et signer le protocole d’accord.  Surnommé parfois « des bras contre du charbon », les ouvriers italiens ne pouvaient venir qu’après avoir passé les tests médicaux en Italie, avant d’être acheminés par trains dans les principales gares de Wallonie.  Le contrat était précis, 5 ans de mine avant de pouvoir faire « autre chose » et si il y avait une rupture du contrat, c’était un retour direct vers l’Italie.  Et pour promouvoir le travail dans les mines, la Fédération charbonnière belge créa une affiche rose (voir l’illustration ci-dessus) en énumérant bien les avantages sociaux des mineurs en Belgique et la hauteur des salaires.

L’arrivée des Italiens en Belgique ne fut pas optimum et nombres d’entres eux seront « invités » à vivre dans des baraquements qui, pour la plupart, sont hérités des camps de prisonniers allemands de la seconde Guerre mondiale.  La Belgique reconstruisait ses maisons mais n’avait pas encore de quoi accueillir tout le monde.  Ces logements de fortune deviendront pour certains leur maison quand pour d’autres, ils ne seront que de passage.

Il faudra l’accident du Bois du Cazier, le 8 août 1956, pour que l’Italie « découvre » le sort de sa jeunesse et ne stoppe, qu’un temp seulement, les flux vers l’étranger.

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